Bill
Georg
Gustav
Tom
- Hey Bill t'es revenu ! Ca fait plaisir de te voir en meilleur forme.
- Ca ouais mon Billou
Je souris. David me serre dans ses bras. Je hasarde un regard circulaire et je le vois assis dans un canapé et qui me fixe . Mon coeur rate un battememt. Le plus naturellement du monde je lance un:"
-Salut Tom "auquel il répond à peine.
Trois semaines d'absence, pas un appel à notre mère et j'ai juste droit à un vague bonjour. Même si sa salutation semble dépourvue de toute colère ou dégôut envers moi, elle est pire que les coups qu'il m'a infligés. Non là, il paraît indifférent.
Pas le temps d'analyser. Déjà les autres m'entrainent, des idées de chansons leur sont venues et ils ont hâte de me les faire découvrir.. Je souris, me laisse emmener. Docilement sans rien afficher d'autre qu'un sourire alors que mon coeur saigne. Je ne sais plus quoi penser ni comment agir avec Tom.
Ma colère est retombée, mais pas mes sentiments envers lui. Et lui ? Me hait-il toujours ?
Mais je suis une poupée. Une poupée ne s'exprime pas. Elle est là pour donner le change, paraître, faire joli.
Et c'est ce qu'est Bill Kaulitz chanteur de Tokio Hotel. Mais pas l'autre Bill Kaulitz le vrai . Je souris mais d'un sourire sans joie. et suit les 2 G .
Qu'on ne s'y trompe pas: j'ai beaucoup souffert et je continue de souffrir à cause de ces yeux là, à cause de ce bonheur à portée de mains et que pourtant il rejette.
Souffert doublement dans ma chair , malgré les apparences.
Durant des mois je me suis cogné partout.
Plus j'avais mal et plus je me cognais.
Mais j'ai été un Bill Kaulitz admirablement bien délabré donnant parfaitement le change aux médias et à mon entourage. Maquillé, ponctuel, travaillant jusqu'à l'abrutissement, me nourissant sans faire d'histoires. Pro, éblouissant jusqu'au bout de mes ongles vernis.
Mais mon coeur était déglingué.
Mon coeur est déglingué.
Depuis mon retour, la vie a repris ses habitudes et son train train : interviews, photos, plateau-télé, enregistrements, concerts, nuits d'hôtels, boîtes. Nous sortons tous les soirs, animés d'une sorte de frénésie dont chacun ignorait la cause. Sauf Tom & moi. Sauf pour Tom & moi.
Ce soir là , nous sommes allés au Pammy's la boîte ou il fallait voir et être vu et en bonne compagnie bien sur.. Des tonnes de starlettes, pseudos-mannequins en mal de gloire s'évertuaient à mimer l'amour et ses gestes avec des producteurs puissants ayant largement dépassés la date de péremption mais dont le portefeuille possédait un charme érotique bien plus ensorcelant que les muscles fermes et le sourire ultra brite d'un jeune premier. Bref! Tout ce petit monde en mal de sensations essouflé de courrir après un sens plus authentique à leurs vies se déhanchait au rythme d'une musique assourdissante.
Je me suis d'abord ennuyé, puis regardé d'un oeil méprisant et apitoyé les cerveaux vénaux aux sourires de commandes. Puis j'avais commencé à sombrer dans la mélancolie tout à coup indifférent au brouhaha ambiant. Dans un semi brouillard, je vis Tom flirtant avec une dame qui n'aurait pas dépareillée au dancing de la Coupole lors des thés dansants offerts pour le 3ème âge. Vain et ridicule. Cette femme avait l'âge d'être notre mère
A cette vue , une rage secrète et froide s'empara de moi me serrant la gorge
Malgré les semaines d'éloignement, la blessure était toujours aussi vive.
Mon amour pour lui avait fait place à la colère, la tristesse, la rancoeur avant de céder à une indifférence glaciale et polie lorsque nous devions nous adresser la parole.
Mais ce soir tout remontait à la surface
Le coeur au bord des lèvres je quittai précipitamment la boîte.
Someday you will ache like I ache -Un jour tu souffriras comme je souffre
*********************************************************************************************************
Vos COMS? VOS IMPRESSIONS. 30 COMS POUR LA SUITE.
Merci à ceux et celles qui lisent mon blog
Peace
Tori
Georg
Gustav
Tom
- Hey Bill t'es revenu ! Ca fait plaisir de te voir en meilleur forme.
- Ca ouais mon Billou
Je souris. David me serre dans ses bras. Je hasarde un regard circulaire et je le vois assis dans un canapé et qui me fixe . Mon coeur rate un battememt. Le plus naturellement du monde je lance un:"
-Salut Tom "auquel il répond à peine.
Trois semaines d'absence, pas un appel à notre mère et j'ai juste droit à un vague bonjour. Même si sa salutation semble dépourvue de toute colère ou dégôut envers moi, elle est pire que les coups qu'il m'a infligés. Non là, il paraît indifférent.
Pas le temps d'analyser. Déjà les autres m'entrainent, des idées de chansons leur sont venues et ils ont hâte de me les faire découvrir.. Je souris, me laisse emmener. Docilement sans rien afficher d'autre qu'un sourire alors que mon coeur saigne. Je ne sais plus quoi penser ni comment agir avec Tom.
Ma colère est retombée, mais pas mes sentiments envers lui. Et lui ? Me hait-il toujours ?
Mais je suis une poupée. Une poupée ne s'exprime pas. Elle est là pour donner le change, paraître, faire joli.
Et c'est ce qu'est Bill Kaulitz chanteur de Tokio Hotel. Mais pas l'autre Bill Kaulitz le vrai . Je souris mais d'un sourire sans joie. et suit les 2 G .
Qu'on ne s'y trompe pas: j'ai beaucoup souffert et je continue de souffrir à cause de ces yeux là, à cause de ce bonheur à portée de mains et que pourtant il rejette.
Souffert doublement dans ma chair , malgré les apparences.
Durant des mois je me suis cogné partout.
Plus j'avais mal et plus je me cognais.
Mais j'ai été un Bill Kaulitz admirablement bien délabré donnant parfaitement le change aux médias et à mon entourage. Maquillé, ponctuel, travaillant jusqu'à l'abrutissement, me nourissant sans faire d'histoires. Pro, éblouissant jusqu'au bout de mes ongles vernis.
Mais mon coeur était déglingué.
Mon coeur est déglingué.
Depuis mon retour, la vie a repris ses habitudes et son train train : interviews, photos, plateau-télé, enregistrements, concerts, nuits d'hôtels, boîtes. Nous sortons tous les soirs, animés d'une sorte de frénésie dont chacun ignorait la cause. Sauf Tom & moi. Sauf pour Tom & moi.
Ce soir là , nous sommes allés au Pammy's la boîte ou il fallait voir et être vu et en bonne compagnie bien sur.. Des tonnes de starlettes, pseudos-mannequins en mal de gloire s'évertuaient à mimer l'amour et ses gestes avec des producteurs puissants ayant largement dépassés la date de péremption mais dont le portefeuille possédait un charme érotique bien plus ensorcelant que les muscles fermes et le sourire ultra brite d'un jeune premier. Bref! Tout ce petit monde en mal de sensations essouflé de courrir après un sens plus authentique à leurs vies se déhanchait au rythme d'une musique assourdissante.
Je me suis d'abord ennuyé, puis regardé d'un oeil méprisant et apitoyé les cerveaux vénaux aux sourires de commandes. Puis j'avais commencé à sombrer dans la mélancolie tout à coup indifférent au brouhaha ambiant. Dans un semi brouillard, je vis Tom flirtant avec une dame qui n'aurait pas dépareillée au dancing de la Coupole lors des thés dansants offerts pour le 3ème âge. Vain et ridicule. Cette femme avait l'âge d'être notre mère
A cette vue , une rage secrète et froide s'empara de moi me serrant la gorge
Malgré les semaines d'éloignement, la blessure était toujours aussi vive.
Mon amour pour lui avait fait place à la colère, la tristesse, la rancoeur avant de céder à une indifférence glaciale et polie lorsque nous devions nous adresser la parole.
Mais ce soir tout remontait à la surface
Le coeur au bord des lèvres je quittai précipitamment la boîte.
Someday you will ache like I ache -Un jour tu souffriras comme je souffre
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Vos COMS? VOS IMPRESSIONS. 30 COMS POUR LA SUITE.
Merci à ceux et celles qui lisent mon blog
Peace
Tori