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Doll Parts: Chapitre 9 : Le Baiser

Doll Parts: Chapitre 9 : Le Baiser
Bill
Tom

Bill est rentré. J'ai senti sa présence dans mon inconscient.
Cela m'a rassuré et permis de dormir d'un sommeil réparateur.
Cela fait maintenant dix minutes que je le regarde dormir contre moi.
Je le scrute avec avidité, cherchant à imprimer le moindre petit détail, le moindre soupir, la plus fugitve expression. Je ne sais quand j'aurai de nouveau l'occasion de le faire.
Trois mois sont passés depuis que je l'ai frappé.
Nous n'en avons jamais parlé et encore moins reparlé: laissant la gêne,l'incompréhension , les non dits, les remords agir en nos lieux et place

Il remue
Ses paupières bougent, il va se réveiller
Je me sens mal

Il ouvre les yeux, regarde avec étonnement autour de lui. Son regard vole, bute sur moi et je lis une foule de sentiments dans ses prunelles.
Le plus fort est la peur
Es bringt mich um
J'approche une main de son visage
Il recule d'un mouvement instinctif
Mon coeur se fend. Ma main retombe vide et frustrée sur les draps froissés.

- Tu as bien dormi ?
Il hoche la tête
-Mais ou étais-tu passé? Bon sang Bill, je me suis fait un sang d'encre. Ton portable était éteint, tu étais seul dans une ville dont tu ne parles pas la langue. Sans garde du coprs, ni rien, tu n'étais pas en sécurité.

Ma voix est irritée, anxieuse

- J'étais certainement plus en sécurité seul dans Paris qu'ici avec toi.

J'encaisse le coup.Me tasse comme un boxeur. KO sous le choc
Il est temps. L'heure a sonné de remettre les pendules à l'heure, les points sur les I et les barres sur les T.

- Bill ,,, Je me râcle la gorge, inspire un grand coup.Bill je sus désolé. Je , je m'en veux terriblement pour ce que je t'ai fait. C'était ignoble, impardonnable, inqualifiable. Tu es venu à moi en toute confiance et moi non seulement, je ne t'ai pas écouté. Pas voulu ; Tu

Je relève les yeux vers lui; approche mes mains tremblantes , saisit les siennes, les retourne et je caresse doucement ses poignets;
Un éclair de tendresse passe dans ses yeux.Il se souvient.
C'est un de nos rituels de communications entre jumeaux.
Lorsque nous étions stressés ou fâchés, nous nous caressions doucement les poignets l'un l'autre pour nous apaiser.
Il se souvient, mais cela ne suffit pas.
Je le sais

- Schludi mon ange. J'ai honte de moi si tu savais. Dans le fond tu es bien plus fort que moi Bill ;Tu es intrépide, instinctif et c'est ce que j'aime tant chez toi petit frère. Pardonne -moi, je t'en supplie. Macky, je n'en peux plus.Surtout que tout ceci est de ma faute . Du bist alles was ich bin. Je ne peux pas vivre loin de toi; Reviens moi. Si tu ne peux pas me pardonner, alors je passerai le reste de ma vie à faire en sorte de me rattraper


Je fond en larmes, hoquetant comme un bébé; vidant mes tripes, ma honte.
Soudain, je sens ses bras qui m'enlacent.
Bill me rapproche de lui et me berce murmurant de paroles réconfortantes de sa voix douce.
Je me calme peu à peu.
Je suis bien, le nez dans ses cheveux

- Tom, je ne peux pas oublier ce que tu 'as fait subir.Ca non !

Je me fige.Mes yeux recommencent à piquer, mon souffle se bloque

- Mais tu es mon frère, mon jumeau et je t'aime plus que tout au monde alors je te pardonne. Mais je t'en prie laisse moi le temps de panser le mal fait sans y penser.Ne me demandes pas de tout effacer si vite.


Pour toute réponse, je le serre contre moi encore plus contre moi, frotte mon nez contre son cou, donne une kyrielle de petits baisers sur sa joue, sa machoire lui murmurant des " merci, merci.Je ne te mérite pas"

Sus l'effet des chatouilles, il sourit, gesticule, rit franchement, se débat. Notre complicité retrouvée, je le chatouille de plus belle. Il hurle de rire, gigotte comme un fou tant et si bien que nous tombons du lit sur la moquette moelleuse dans une position plus que compromettante.
Lui sous moi, jambes écartées, moi sur lui entre ses jambes, nos sexes se touchant à travers l'étoffe du tissus;
Je le regarde avec intensité.
Son rire meurt dans sa gorge
Ses joues sont rouges, ses yeux brillants et un peu gênés. Sa chemise ouverte, laisse entrevoir la peau de son torse et son tatouage à l'aine.
Nos yeux se fixent, ne se lâchent plus;
Je passe une main sous sa chemise, descend lentement vers son nombril.
Il frissonne, retient sa respiration, la chair de poule envahit la surface de sa peau.
Son pouls s'accélère, ses yeux s'affolent, se ferment, s'ouvrent en alternance.
Lentement, très lentement comme pour en savourer chaque seconde, je penche la tête vers lui.
Nos visages ne sont plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre.
Il ne bouge plus, interdit.
Je souris et pose ma bouche sur la sienne;
# Posté le lundi 24 septembre 2007 07:55
Modifié le vendredi 08 août 2008 07:33

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