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Dolls parts: Chapitre 23 : Cuz after all you're my wonderwall

Bill
Johanna

Do you know you're so beautiful on the edge of the summer ?
Sais-tu que tu étais si belle là l' orée de l'été
Do you know your soul is so beautiful
Sais-tu que ton âme est si belle ?
Years from now I'll cry to remember
Des années après cela je pleurerai pour me souvenir
How very close you were
A quel point tu étais proche
Knowing this will I reach for you
Le sachant viendrais-je vers toi ?
The way you want me to
Comme tu souhaite que je le fasse

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Maybe you're gonna be the one that saves me. Cuz after all, you're my wonderwall.

La fille qui fredonnait cette chanson était métisse avec de longs cheveux bruns et bouclés et enfantine avec l'aspect appétissant d'une bricohe dorée.
Selon le code de mode de l'époque, elle portait une tenue hippie sexy avec un bonnet en crochet blanc, profusion de bagues en argent et turquoise.
Elle sirotait une menthe à l'eau en fumant une cigarette.
Nonchalante, insouciante, encore épargnée par la vie.

Face à elle, je l'observais avec attention, m'impregnant de chaque détail, du grain de sa peau qui semblait si velouté.
Une envie folle de lui caresser la joue me prit, j'avançais une main tremblante des étoiles dans les yeux et des crampes à l'estomac la bouche sèche quand le claquement de la porte du bar me fit brusquement revenir sur terre et reprendre pied avec la réalité.
Je m'étonnais de ma réaction.
Elle me plaisait.
Elle tourna ses yeux noirs et profonds vers moi et me sourit.
Ce fut comme si j'avais reçu un coup de poing dans le ventre, le souffle me manqua et mes mains devinrent moites.

D'un coup de rein, elle s'extirpa de sa chaise et vient vers moi de sa démarche gracieuse et sensuelle qui donnait l'impression que ses fesses continuaient d'onduler même lorsqu'elle ne marchait plus.

- Vous êtes malheureux n'est-ce pas ? Crise de l'approche de la trentaine ou autre ? On a trop travaillé. On a eu tous les honneurs, des milliers de corps, des tonnes de poudre, des litres d'alcool, un bel appartement. Bref une vie d'adolescent attardé avec le pouvoir d'achat en plus. Belle réussite, beau tableau!! Fin de parcours.

Je la regardais bouche bée. Estomacqué par son ton, sa franchise.

- Je..enfin.. Vous me connaissez ?
- Ais-je besoin Bill Kaulitz ? Ou du moins l'enveloppe qui se nomme Bill Kaulitz car lui il a disparu et s'est égaré bien loin, bien trop vite, bien trop longtemps. Résultat ni vous, ni lui ne savez ce qu'est la vie. Que savez-vous de la vie ? De vous ? Des autres ? De l'Amour ? RIEN. Vous n'en savez que les gestes mécaniques et encore... Mais ou est donc la complicité face à tout et surtout face à l'adversité ?
[/g]- Vous êtes une idéaliste révolutionnaire mademoiselle .???..
-Johanna. Je m'appelle Johanna
[c=#0000ff]- Bill
lui dis-je avec mon plus beau sourire et lui tendant la main
- Enchantée Bill Malgré tout mes paroles t'ont atteintes sans quoi tu m'aurais dit d'aller me faire cuire un oeuf ailleurs n'est-ce pas ? Me dit-elle dans un clin d'oeil complice et malicieux

Nous partîmes dans un éclat de rire spontané. Et je réalisais soudain qu'il y avait bien longtemps que je n'avais ri ou même souri. Tout ceci me semblait irréel, j'avais besoin d'oxygène et elle m'en apportait
Nous parlâmes longuement de tout, de rien.Je l'invitai à diner. Elle accepta et m'indiqua un
restaurant de nourriture libanaise. En l'écoutant.. je découvris un monde nouveau insoupçonné.
Je me mis à réfléchir à ma vie, mon comportement parfois despotique et capricieux , méprisable et méprisant de rock star trop gâtée envers les autres, à mon histoire avec Tom, à mon goût de l'autodestruction...

POUVAIS-JE ME RACHETER ?Effacer mes fautes, expier, gommer les ratures et tout recommencer ?
Je m'étais fourvoyé et en beauté! J'en eus honte. Cela me fit mal.
Je ne connaissais rien de l'Amour, des gens, des femmes. Je connaissais leurs cris de jouissance, mais leurs modes de pensées profonds non, ne m'y étant jamais réellement intéressé.
Les considérant comme des mécanismes bien rodés,fâché à cause de l'attitude Tom. C'est ce qui m'emmerdait le plus ne pas pouvoir arrêter cette foutue machine avant qu'elle ne prenne l'eau.

Non vraiment je ne savais rien du concret des relations humaines sincères, profondes et normales.
L'enfer c'est les autres disait Sartre C'était surtout subir sa solitude et ne pas être en accord avec soi-même.

Je la ramenai chez elle et à sa demande montai prendre un dernier verre. Elle me tenait la main , me guidant . Et pour la première fois face à cette post ado si jeune et déjà si femme, je perdai tous mes moyens.
Elle me lêcha la main, suçant longuement chaque doigt. En un éclair elle fut nue devant moi . Et je ressentis une vague de chaleur prendre possession de mon corps.
Elle me déshabilla, me coucha sur le lit et entreprit une symphonie de caresses sur mon corps: suçant , léchant; mordillant, griffant. Musique de chambre.
Mais rien n'y fit . Rien ne vint. Waterloo érotique. Je m'excusai tout penaud, et elle me prit dans ses bras, bercant ma tête contre son sein; D'une voix câline et tendre elle me murmurait:
- Dors, ce n'est rien. Tu n'as pas pu et alors ? Dors, je prendrai soin de ton sommeil. Aucun mauvais rêve ne viendra t'effleurer. Tu verras, je t'apprendrai.
Je m'endormis en ressentant un merveilleux sentiment de bien-être et de plénitude, la bouche contre son sein juvénile.

A mon réveil, je regardai les longs cheveux bruns et bouclés luire sous les rayons de lune qui perçaient par la fenêtre. Ce n'était pas mon type physique de femme et pourtant je la trouvais infiniment belle à l'intérieur comme à l'extérieur. Elle était vraie, ne trichait pas. Avec elle aucun de mes artifices, aucune de mes névroses ou excuses ne fonctionneraient plus. Au plus profond de moi je savais, je savais qu'elle tiendrait une place importante dans ma vie . Elle était cet ouragan qui allait détruire la toile d'araignée dans laquelle je me mourrai. Je le savais.

Je détaillai de nouveau chaque détail de son visage et ses seins qu'elle avait ronds et pleins avec les pointes couleur caramel durcies. Le contraste entre sa peau d'abricot et la mienne m'excitait encore plus je dois dire.J'y déposai ma main, pinçant le téton, massant cette chair dorée et moelleuse et je gémis de plaisir en sentant une érection naître et je la pénétrai brutalement d'un coup.
J'avais tant besoin de la sentir , de me sentir en elle. Elle roucoulait doucement, ondulant des hanches au fur et à mesure que la cadence de mes coups de riens s'accèlérait.
Très vite, je jouis en elle de plaisir bien sur mais aussi du plaisir de posséder.

Je la retournai
- Je te veux encore.Je veux t'apprendre toute. Te prendre. Ecarte tes cuisses, plus encore. Ouvre-toi , donne toi à moi. Donne moi ta vie.

Je tremblais de plaisir, de désir, de vie, d'envie. Le plaisir nous traversait par vagues de plus en plus violentes et profondes, nos corps se collaient, s'emboîtant ne se quittant plus, à nos fronts perlaient des gouttes de sueur; Dans un cri plus fort, nous atteignîmes ensemble l'orgasme et je retombai épuisé sur son corps, tandis qu'elle m'embrassait les cheveux, m'apaisant d'un geste doux de la main.
# Posté le mardi 16 octobre 2007 16:45
Modifié le lundi 11 août 2008 04:02

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