Doll Parts: Chapitre 3 : Fleurs fânées restent cachées

Doll Parts: Chapitre 3 :  Fleurs fânées restent cachées
Bill
Simone

Oh elle papillone ma mère. Autour de moi elle s'agite. Vole à mon secours.S'indigne, verse des larmes

-" Mais enfin pourquoi mon chéri ? Bill mon coeur, mon pauvre bébé. Tu réalises que ce malade aurait pu te tuer?"
-T'inquiètes pas Maman. J'ai passé des radios à la clinique, tout va bien à part quelques ecchymoses et quelques contusions sans gravité etc.. rien de cassé[/c].
-Quand même !

Lèvres pincées mon adorable Maman. Etrange.
Je me suis habitué à ne pas avoir besoin d'elle. Je n'avais pas conscience du manque car j'avais Tom..,jusqu'à ce que je ne l'ai plus. Maman, elle a ressurgi dans mon esprit, dans mon coeur. En était-elle seulement partie ?

- Il est bien tard et je suis épuisé après ce long voyage en avion , je monte me coucher .

Je retrouve ma chambre de petit garçon et d'adolescent. Maman vient me border et m'embrasse comme lorsque j'étais enfant. Elle passe tendrement la main dans mes cheveux, je la regarde un sourire de bonheur aux lèvres. Ses yeux sont brillants et je sens dans son coeur qu'elle souffre de ce qui m 'est arrivé . Je ne lui ai bien sur pas dit que mon agresseur était Tom. Cela l'aurait achevée.

Tom ... Mes yeux se remplissent de larmes, le soleil dans mon coeur est mort. Maman me prend dans ses bras et me berce.Je m'endors

Un soleil vide dans le coeur,
Un, deux, trois soleil: ma famille
Un, deux , trois au Ciel : l'Amour de ma mère

Cette nuit là mes rêves sont doux et apaisants

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 08:01

Modifié le vendredi 08 août 2008 07:19

Doll Parts: Chapitre 4 Lune Montante Main Brulante

Doll Parts: Chapitre 4 Lune Montante Main Brulante
Bill
Georg
Gustav
Tom


- Hey Bill t'es revenu ! Ca fait plaisir de te voir en meilleur forme.
- Ca ouais mon Billou

Je souris. David me serre dans ses bras. Je hasarde un regard circulaire et je le vois assis dans un canapé et qui me fixe . Mon coeur rate un battememt. Le plus naturellement du monde je lance un:"
-Salut Tom "auquel il répond à peine.

Trois semaines d'absence, pas un appel à notre mère et j'ai juste droit à un vague bonjour. Même si sa salutation semble dépourvue de toute colère ou dégôut envers moi, elle est pire que les coups qu'il m'a infligés. Non là, il paraît indifférent.

Pas le temps d'analyser. Déjà les autres m'entrainent, des idées de chansons leur sont venues et ils ont hâte de me les faire découvrir.. Je souris, me laisse emmener. Docilement sans rien afficher d'autre qu'un sourire alors que mon coeur saigne. Je ne sais plus quoi penser ni comment agir avec Tom.
Ma colère est retombée, mais pas mes sentiments envers lui. Et lui ? Me hait-il toujours ?
Mais je suis une poupée. Une poupée ne s'exprime pas. Elle est là pour donner le change, paraître, faire joli.
Et c'est ce qu'est Bill Kaulitz chanteur de Tokio Hotel. Mais pas l'autre Bill Kaulitz le vrai . Je souris mais d'un sourire sans joie. et suit les 2 G .

Qu'on ne s'y trompe pas: j'ai beaucoup souffert et je continue de souffrir à cause de ces yeux là, à cause de ce bonheur à portée de mains et que pourtant il rejette.
Souffert doublement dans ma chair , malgré les apparences.
Durant des mois je me suis cogné partout.
Plus j'avais mal et plus je me cognais.
Mais j'ai été un Bill Kaulitz admirablement bien délabré donnant parfaitement le change aux médias et à mon entourage. Maquillé, ponctuel, travaillant jusqu'à l'abrutissement, me nourissant sans faire d'histoires. Pro, éblouissant jusqu'au bout de mes ongles vernis.
Mais mon coeur était déglingué.
Mon coeur est déglingué.

Depuis mon retour, la vie a repris ses habitudes et son train train : interviews, photos, plateau-télé, enregistrements, concerts, nuits d'hôtels, boîtes. Nous sortons tous les soirs, animés d'une sorte de frénésie dont chacun ignorait la cause. Sauf Tom & moi. Sauf pour Tom & moi.

Ce soir là , nous sommes allés au Pammy's la boîte ou il fallait voir et être vu et en bonne compagnie bien sur.. Des tonnes de starlettes, pseudos-mannequins en mal de gloire s'évertuaient à mimer l'amour et ses gestes avec des producteurs puissants ayant largement dépassés la date de péremption mais dont le portefeuille possédait un charme érotique bien plus ensorcelant que les muscles fermes et le sourire ultra brite d'un jeune premier. Bref! Tout ce petit monde en mal de sensations essouflé de courrir après un sens plus authentique à leurs vies se déhanchait au rythme d'une musique assourdissante.

Je me suis d'abord ennuyé, puis regardé d'un oeil méprisant et apitoyé les cerveaux vénaux aux sourires de commandes. Puis j'avais commencé à sombrer dans la mélancolie tout à coup indifférent au brouhaha ambiant. Dans un semi brouillard, je vis Tom flirtant avec une dame qui n'aurait pas dépareillée au dancing de la Coupole lors des thés dansants offerts pour le 3ème âge. Vain et ridicule. Cette femme avait l'âge d'être notre mère

A cette vue , une rage secrète et froide s'empara de moi me serrant la gorge
Malgré les semaines d'éloignement, la blessure était toujours aussi vive.
Mon amour pour lui avait fait place à la colère, la tristesse, la rancoeur avant de céder à une indifférence glaciale et polie lorsque nous devions nous adresser la parole.

Mais ce soir tout remontait à la surface

Le coeur au bord des lèvres je quittai précipitamment la boîte.

Someday you will ache like I ache -Un jour tu souffriras comme je souffre

*********************************************************************************************************

Vos COMS? VOS IMPRESSIONS. 30 COMS POUR LA SUITE.
Merci à ceux et celles qui lisent mon blog
Peace

Tori

# Posté le vendredi 14 septembre 2007 21:41

Modifié le vendredi 08 août 2008 07:22

Doll Parts: Chapitre 5 : Bonjour Tristesse

POV EXTERNE


Il avait hélé un taxi, mais ne sachant ou aller, il été descendu et avait commencé à errer dans les rues. Transi par les frimas de la nuit parisienne.
On était en Octobre, les feuilles tombaient, le froid s'installait .
Un mois propre à la mélancolie.

Il marcha sans but, la tête vide, sans prêter attention à rien ni personne.
Il se vidait le coeur dépensant son énergie
Il erre, sans but, sans paroles
Des rides profondes cernent son regard
Océan d'oubli, océan de désespir
Entouré mais si seul dans cette vie
Ces souvenirs, il essaye de les oublier
Tristesse accablante, tristesse accaparante
Se lit dans ses yeux couleur d'ambre
Pourtant il a tout pour être heureux
Mais il ne l'est pas, il ne l'est plus
Loin de tous il fut
Ces souvenirs, ll tente, il les oublie
Oh non jamais le désespoir de son coeur n'a paru aussi noir

- Tom: je me noie dans ton regard comme un phare dans le brouillard

# Posté le mardi 18 septembre 2007 14:05

Modifié le vendredi 08 août 2008 07:23

Dolls Parts: Chapitre 6 Ne me sens-tu pas au fond de ton coeur lorsqu'il saigne ?

Dolls Parts: Chapitre 6  Ne me sens-tu pas au fond de ton coeur lorsqu'il saigne ?
POVTom

Petit matin . Il est 5 heures Paris s'éveille comme le dit la chanson qui passe à la radio en ce moment.
Je suis dans la chambre d'hotel que je partage avec Bill et Bill n'est pas là.
Les 2 G m'ont pourtant dit qu'il était parti vers les 01h30.
OU EST-IL BON SANG ?

Cela fait une heure et demie que je suis rentré et rien . Le vide.
Son portable éteint . Messagerie.
Je tourne en rond.... m'inquiète.
Je ne sais plus ou j'en suis

Tout m'échappe.Lui.Il ne m'échappe même plus. Il est insaissisable tel un elfe gracile.Beauté trouble et éthérée désarmant à force de contradictions.
Le prendre dans mes bras en un geste protecteur pour le bercer ou le frapper dans le vain but de le détruire. De toutes façons sa bouche close n'émettra aucun son . Pauvre con.

Avant j'étais une sorte de conquérant de la lumière.
Tout me réussissait: la vie car j'étais né beau et heureux, la musique, les femmes.`J'en ai charmé plus d'une, consommé à outrance des coprs sans noms mais dont les gémissements me ravissaient.
Toujours tendre avec ca.
C'est vrai que quand c'est éphémère ça ne vaut pas grand chose, on peut se le permettre.
A ce moment là je ne savais pas le prix des choses.
J'en apprenais la saveur.
Si je n'ai jamais gagné au loto, j'ai toujours décroché le premier prix dans le coeur des femmes.
Tout me réussisait, tout me réussisait: ma musique,mon groupe, le succès , vivre de ma passion la musique, être entouré par mes meilleurs amis Gustav & Georg, la tendresse de Bill.

Bill dont le regard me renvoyait cette image de moi que j'adorais: celle d'un gagneur;
Tout était en ordre: vie dorée, soleil dans ma vie.Bill soleil de ma vie.
Mon ange né de la même chair: trop pur pour la laideur de ce monde.
Toi le seul homme de ma vie. Le seul auprès duquel j'ai envie de me blottir et de pleurer.
Mon frère, mon jumeau, mon bel Amour, ma déchirure, mon chemin de croix.

Maintenant, même jeune je ne suis qu'un veillard déçu. Pas trop d'accès d'amertume quand même;
Merci la vie. Il faut savoir gagner avec grandeur et perdre avec superbe Condoléances sincères.

Je quitte tout ce cirque infernal .
Rien ne m'a été épargné plus rien ne le sera.
De preneur de décisions, je suis devenu obéissant- de meneur à mené.
Que m'importe.
Je ne peux plus vivre de rêves car il ya longtemps que je ne rêve plus;
Adieu ma vie, adieu mon coeur; Ce que je crains c'est de ne plus avoir le bonheur de l'avoir près de moi.
Impuissant à le retenir, impuissant à le laisser partir.
Impuissant ! En voilà un mot terrible qui me renvoie à ma solitude de frère abusif;
D'ado désabusé au bord du précipice,trop lourd pour ne pas y tomber.

Et je me réveille parfois la nuit en sursaut, avec cette pensée lanscinante qui m'obsède et me torture. Et je me dis que c'est cela la vérité; éclair de lucidité frappant comme la foudre.
Alors je ferme les yeux et j'essaie d'oublier que cette comédie cruelle se joue de nous, se joue sans nous. Je suis le spectateur de ma propre vie;
Seulement sur scène on a pas droit à l'erreur, pas de balbutiements ni d'hésitations; Impossible de gommer , d'arrondir les angles, réparer les dégâts comme sur les tabealux noirs d'écolier durant la classe de mathématiques;

Enfance
Mauvais souvenirs
Déplaisirs
Conventions; jeu social étouffant.

Alors je fais comme si. Au moins l'honneur est sauf .
- En apparences: même si elles sont trompeuses: moi Tom Kaulitz amoureux incestueux
" Tu parles : ça les aurait scandalisés. Tellement effrayés.
Ca m'empêche déjà de vivre alors penses-tu !

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 08:03

Modifié le vendredi 08 août 2008 07:26

Dolls Parts : Chapitre 7: Why do we crucify ourselves ?

Dolls Parts : Chapitre 7: Why do we crucify ourselves ?
]Merci mille fois pour les coms.
Petite explication et spéciale dédicace à [http://www.x-comme-un-frere-skyrock.com ]

Oui Tom ressent bien la même chose que Bill.
L'assume t-il ?

La réponse dans les prochains chapitres
**************************************************************************************************************
Tom


Je tourne en rond, encore encore et encore.
Il est 7 heures
Toujours pas de Bill
Ma gorge est nouée par l'angoisse. Le désert dans ma bouche, mains moites.
Je ne sais pas ou il est.
Depuis mon acte impardonnable d'il y a deux mois, il a coupé toutes les connexions entre nous.
Je le sens plus.

Je sais que je le mérite.
Après tout je suis un lâche.

J'essaie encore de l'appeler sur son portable. Messagerie
Je téléphone à la réception: ou l'on me répond pour le ènième fois que " non Mr Bill Kaulitz n'est pas venu récupérer la clé de sa chambre ni en demander une autre"
.

Je ne sais plus que faire.
Je suis perdu: les lignes sont mal écrites et mes yeux me font souffrir
Cet état d'attente, devient état de manque . Ma respiration est haletante, angoisée.

POV EXTERNE

Il se sentait faible.
Il s'en voulait.
Il avait toujours joué les gros bras et les Don Juan, mais dans le fond il n'avait pas la force de Bill.
Bill avec son maquillage, son style affirmé et son look androgyne qui se faisait traiter de" pd, " tapette" "tarlouze" depuis l'enfance mais n'en avait cure. Il s'assumait et se sentait être lui-même ainsi vêtu. Tom lui n'aurait jamais pu assumer.

Assumer en voilà un beau mot. Plein de forces, de responsabilités et de courage.
Mot dont il n'était pas le meilleur ami..
Bon Dieu pourquoi ce putain de téléphone en sonne t-il pas ?,,


08h30
Le téléphone ne sonne toujours pas, la porte de la chambre ne s'ouvre toujours pas non plus.
Non la sonnerie reste muette, désespérement muette. Condoléances sans fleurs ni couronnes.

POV TOM

Muette comme le silence que tu m'imposes Bill- Non que JE t'ai forcé à imposer.
Pitié! Appelle, appelle-moi . Parle moi comme on donne l'aumône à un pauvre


Cette attente infernale n'en finira donc jamais?
Du bist du Bill ?

12h30

POV EXTERNE

Il est prostré contre le mur. Le silence pesant l'enveloppe, l'oppresse, l'anéantit.
Il n'appelle pas! Il n'appelle pas.
Il a le corps secoué de sanglots qui s'affaiblissent car il est à bout de forces.A bout de nerfs, au bout du rouleau. A bout de tout. En manque. Manque d'air, de vie, de rires, de souffle, d'amour. De Bill quoi.
A le voir ainsi on ne croirait jamais qu'il s'agit de Tom Kaulitz guitariste vedette et Casanova notoire du groupe Tokio Hotel. Et pourtant.
Voilà la vérité.
Prenez-en de la graine, amies lectrices et chers lecteurs:

Oui, Mesdames, Mesdemoiselles,Messieurs: ayons pitié des séducteurs. Ceux sont des lépreux qui cherchent des ombres.Casanova se shoote à l'héroîne pour ressentir un semblant de bonheur, Dom Juan se bourre la gueule le soir dans son palais. Ces cavaleurs sont des amoureux transis que la douleur a rendu fous. Ils hurlent à la mort, ils griffent les âmes, ils mordent, dévastent les coeurs et les vies. Mais ce n'est pas ce que l'on croit : ILS ONT PEUR.
Tragique

# Posté le vendredi 21 septembre 2007 20:30

Modifié le vendredi 08 août 2008 07:28