Doll Parts: Chapitre 17 : L'Homme au regard d'enfant

Fais tomber le masque devant moi
Laisse pleurer le clown pour une fois
Laisse fondre la glace devant moi
Oh tu peux laisser pleurer le clown de temps en temps
Je t'aimerai comme avant .. pas besoin de faire semblant
- ZAZIE

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Bill
Tom

Ces deux mois passèrent à la vitesse de l'éclair.
Chouchouté par maman, encouragé par les 2 G, soutenu par David j'avais remonté la pente.
J'allais mieux.
La cure de désintox de Tom était finie


Il débarqua chez moi un soir à l'improviste comme un naufragé.
J'écrivais de nouvelles chansons pour un hypothétique futur album
Il avait l'air fatigué. Sa peau dorée de bébé teuton plus pâle qu'à l'accoutumée, le regard cerné de mauve.
Je le regardais emplir la pièce, prendre possession de l'espace.
Et malgré tous mes efforts, de mon coeur aussi.

Il se servit un grand verre de gin, me demandant si je désirais un quelconque alcool.
Je lui répondis que non- riant intérieurement de le voir échanger les rôles: l'invité-maître de maison et l'hôte-intrus sous son propre toit.
Il était de dos, j'entendais mal sa voix basse, rauque et tendue.
Fébrile, anxieux, comme rongé par un malaise intérieur, il me demandait ce que je pensais de lui réellement tout en dérangeant tout dans l'appartement.
Un bibelot pris puis remis d'une main tremblante à une place différente.
- Bill, penses-tu que je soies une merde, un égoiste ? Un con? Un génie? Un lâche ou autre ?
- Tom, commencais-je...

Mais il vola vers moi, m'ouvrit ses bras.
Aigle majestueux vampyrisant sa nichée.
Je tentai de le repousser, mais il me tenait fermement, resserant encore davantage son étreinte, embrassant mes cheveux, mon cou, ma machoire, effleurant mes lèvres.
Je paniquais.
Je ne voulais pas de cela. Enfin... pas comme cela car une partie de moi l'appelait.
Pourtant je tentais de le repousser une ultime fois de toutes mes forces mais il me caressa la joue avec une telle douceur, une telle tendresse dans le regard que cela me figea.

Mon coeur rata un battement tandis que je le fixais.
Il me dévorait des yeux, souriant de son sourire triste et doux à la fois, sans cesser de toucher mon visage et d'apprécier le velouté de ma joue.
Avec d'infinie précaution, il rapprocha ma tête de son cou et m'y cala, me berçant.
Je m'amollis en sentant le sang se battre à coup de vie au creux de son cou.
Fatalement cela devait arriver

Nous sommes deux étoiles qui se télescopent, s'attirent, dérapent à cause de cette beauté spéciale et vénéneuse. Cette connexion trop forte entre nous. Puis ces non-dits.Cette raideur, la tension sous jacente.
Et pourtant ce calme qui pourrait être un havre de paix mais ne l'est pas.
Fatalement cela devait arriver

Désirs. Chaleur. Sang bouillonnant.. vif argent
Nous fîmes l'amour
Doucement, émerveillés
Son odeur m'affolait
Vallées, pleins et déliés, creux et montagnes.
Géographie similaire de nos corps
Ruisseaux d'alluvions irriguant la terre stérile venus de la colonne de chair fertile et gourmande.
Jeux de miroirs.
Les mille langue de Tom lêchant mes reins tandis que mille bouches suçaient des sucres d'orge.
Calmé l'orga
Brise légère soufflant au large des côtes de l'Atlantique.

Allongé près de moi sa main serrant fort la mienne, il me déclara soudain d'une voix lasse que sa conquête piquait des crises à répétitions, que je lui avais manqué, qu'il s'en voulait, qu'il ne savait plus ou il en était..
Vidant son sac comme le sang s'écoule hors d'un coeur perdant la vie.. A flots.
Sans digues pour retenir ce flux de paroles douces, outrageantes parfois.
Je n'avais pas à parler, juste à l'écouter
Garder l'écoute coûte que coûte quoiqu'il m'en coûte.
Heureux qu'il se confie
Pour une fois grave et sans cynisme, profond et sans dégoût.

A mon réveil, il avait disparu.
De nouveau. Sans nouvelles. Sans un mot.
Son numéro de téléphone avait changé , il était sur liste rouge.
C'était stupide car aussi bien nos parents que notre management pouvait me le communiquer.
Mais je ne voulais pas me faire humilier davantage.
J'étais dépité.
N'arrivant pas à comprendre.
Je décidai malgré toute cette douleur de ne pas trop m'en faire et de poursuivre le cours de ma vie.
Mieux valait prendre tout ceci à la légère.
Ne pas trop se laisser toucher
Eteindre les cendres et garder le sourire
Je ne m'étais jamais considéré comme drôle mais sans une ironie du désespoir dont j'avais fait ma maxime de vie je serai sinistre


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REPONSE AUX COMS


En fai Bill va mieux dans le sens ou il ne veut plus se suicider et a décider de tourner la page TOM
Tom qu'il n'a pas vu depuis deux mois et donc sans le voir il a ses certitudes. Certitudes qui vole en éclats quand Tom réapparait, Bill réalise qu'il aime toujours son frère. De son côté, Tom est très mal ses 2 mois sans Bill ont été une mises à l'épreuve pour lui..;
Mais en même temps, nous vyons le résultat: Tom est partagé et ne sais JAMAIS sur quel peid danser.

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 19:41

Modifié le jeudi 06 mars 2008 07:18

Dolls Parts Chapitre 18 : Lettre de Bill à Tom

Ma mama said to get things done you'd better not mess with Major Tom
Ma maman disait pour réussir n'aies jamais de soucis avec le major Tom
DAVID BOWIE - AShes to Ashes


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Et ses yeux qui m'accusent de lui faire ressentir plus que ce qu'il ne voudrait.
Ne jamais s'envoyer en l'air avec un guitariste torturé
Pour ne pas retomber
Dix pieds sous terre

A noter et à méditer jusqu'à l'usure .....

Pour éviter de m'user justement , je mis la main à la plume

Lettre à Tom mon serpent bleu qui s'enlise.
Avant que tu ne me lises,dis-moi Tom, mon Amour, mon Homme si je suis toujours celui que tu veux que ton coeur élise.

Que te dire ? Que te dire encore? Des mots d'amour? Des insultes oui. Tu vois, j'ai surement raison et toi à cultiver le chaos tu as surement tort. Tu ne sembles aimer les gens et les choses que pour mieux les briser. En fait, tu ne les apprécies que dans ce but. Et tu me laisses un goût de cendres froides sur les lèvres. Toi et ta peau au goût de beurre salé, toi & ton odeur de roses fânées.

Violeur d'innocence comme ton propre frère. Tu m'as fait partager ton bois aux fées, la rivière dorée et la cascade enchantée comme à tant d'autres poupées. Il y a tant que je voudrais te dire mais tu ne l'as jamais désiré. Aussi je n'ai jamais osé. Mais le temps est venu de mettre fin à cette sinistre farce qui n'est qu'une mascarade de danse tauromachique. Quasi tauromachiste!Tel que tu l'as voulu en fait. Comme toujours Tom, mon étoile tu n'acceptes rien de personne. Tu vis en parasite, te nourrissant de toutes les substances qui sont positives. Tu prends, tu voles, tu reprends mais toi... qu'est-ce-que tu donnes ??? RIEN . Rien

Sinon des bouffées de chaleur, des mots doux,deux ou trois larmes de sperme puis sclack! Je croyais que c'était cela l'important: ce bout de chair dont tu joues si bien et qui me rend heureux. Au moins on oublie les malheurs de la vie quotidienne. Maintenant je regarde les serpents qui sifflent dans ta tête,ce regard qui souffre et mitraille. Car tu refuses l'évidence . Notre Amour ! Fou de douleur qui a perdu toutes ses batailles, Tom, incapable de vivre ton présent. Dans le fond, peut-être n'es-tu qu'un sadique : qui s'ignore ou pas? Difficile à analyser en fait. Mais je sais ne plus vouloir payer les pots cassés car tu as peur de toi, des autres, de tes réactions et des sentiments en général.

Evitons le particulier, nul besoin de t'achever Amour, juste t'obliger à voir la vérité en face: que tu es un serpent. Certes mais que même les serpents méritent de l'amour! Pas une raison pour te détester. Ni une pour te fermer à tout & à tous.

Tu as fais un rêve Tom, un rêve chaud & tendre qui portait mon nom. Un jour tu te réveilleras hanté par le manque de sommeil. Et tu seras triste Tom à cause de moi. a cause de cte Amour élémentaire et désintéressé qui ne sera plus là pour que tu le prennes avec l'air de t'en moquer. des Tes silences radio, nous sommes de nouveau aux abonnés-absents. On s'y attend finalement non ? D'ailleurs ce n'est rien de moins que de la pure provocation.

Tom, je voudrais un enfant de toi. Non pas que tu sois pire ou meileur que les autres, plus ou moins aimant. Non. Juste pour te porter en moi et te comprendre. Revoir, retrouver le petit garçon aux boucles blondes que tu as été.Parce que je sais que cet enfant t'aurait ressemblé: les mêmes mains Renaissance, les mêmes boucles blondes soyeuses, la peau douce comme un coquillage poli par la mer.

Ainsi j'aurai comme le doute ou comme l'impression de retrouver tout ce que tu as pu vivre avant notre naissance, notre enfance : pour mieux comprendre, pour mieux te pardonner aussi.Qui sait ? Pour mieux te perdre parce que je te perds. J'entends les serpents qui sifflent dans ta tête et je rêve à cette vipère à la beauté vénéneuse comme toi seul peux l'être.

Course effrénée après l'amour. On en peut plus de courrir après du Temps confisqué. Je te dorlotte et tu me fais mal. Je me perds en toi et tu fuis loin de moi. Nous nous noyons dans notre désir réciproque pour oublier que je suis celui que tu n attendais pas et que tu es celui que je veux ; En t'aimant,je dépasse mes échecs. En aimant, ils te hantent.

Es-tu la métaphore des cauchemars de notre gloire soudaine ? Te dois-je la vie ? Dois-je te la laisser ou songer à t'éliminer une bonne fois pour toutes de la surface du globe et de mon coeur? A ce moment là alors, j'aurai le courage de te raconter l'histoire de cet adolescent, Bill Kaulitz qui a tué son frère de malamour, qui a tué son frère de trop d'Amour

Tom, Ô Tom, m'aimes-tu? M'aimes-tu assez pour embarquer dans ma barque et débarquer avec moi sur une autre rive? Mon Tom à la dérive. Toi qui m'a donné le goût à une vie qui gonfle mes veines, rend ma peau plus douce encore que le miel. Tu m'as appris le goût de la Beauté. Depuis toi je suis capable de m'émerveiller. Et je me rattache rageusement à mon bel arc-en- ciel. Je devrais te hair pour cela. Parce qu'en me quittant tu m'as laissé tel que j'étais avant toi. Pourquoi ? Parce que je maudis jusqu'à ton nom lorsque tu te sers des autres pour faire saigner mon coeur, quand tu joues avec moi comme avec un beau bibelot. Moi: le phare attractif.Toi: le sournois qui vient derrière moi ramasser mes miettes mêmes pas abandonnées.

Bien sur tu ne te rends compte de rien parce que cela t'arrange: air d'innonce au visage d'ange. Mais vrai salaud , amouroso doloroso empli de honte et de regrets. Tu agis sans élégance te drapant dans des excuses comme d'autres dans un voile." Pour mieux partir?" Mais qu'est-ce-qui te fait revenir auprès de moi sinon une partie de toi même ? Toi m'aimes! Je suis toi, ton double, ton jumeau

Mais TU ne peux pas assumer les deux rôles Tom .On ne joue pas à la Vierge quand ton âme a connu ce qu'elle a connu. Je ne te hais pas Tom. Je te souhaite de vivre réellement, je veux te voir vivre. Te regarder dans une glace, toi qui est veul par nature: faible car tu couches avec moi, lâche: car tu es resté allongé dans des lits aux draps froissés par la mécanique ennuyeuse de l'amour sans sentiments avec tant d'autres. Amour ou pas Amour tu t'en fous. Tu copules avec hâte avec cette excitation de désir.

Amer; car tu sais que je t'attends. Enfin tu es perfide, aguicheur, sournois, détestable limite haissable. Abominable.. oui minable. Minable de te voir dans cette fange et t'y vautrer, t'y noyer... trop fier pour appeler au secours. Oh Tom, mon coeur, j'espère que tu as mal en lisant cela. Je ne suis que ton miroir fidèle et non déformant. Je te rends juste oeil pour oeil dent pour dent. Et je souhaite que cette douleur ( Ö même fugitive!) t'atteigne profondément- et je sais qu'elle le fera. Peut-être t'apprendra-t-elle l'humanité. Car de toutes choses négatives nait du positif. Rien ne sert de se justifier sans arrêt. Tu peux mentir aux autres par vice, par autoprotection, mais pas à toi même.

Qui sait Tom? Peut-être réaliseras-tu un jour qu'l existe quelqu'un qui voit la Lumière au milieu de toute cette boue maladive que tu déverses ? Et ce quelqu'un c'est moi

Je t'imagine me lire et tu penseras:" Mais pourquoi me déteste t-il à ce point ? " Avec toi c'est toujours pareil. Quelqu'un qui te dit tes quatre vérités te déteste. REVEILLE TOI TOM. Jamais tu n'obtiendras ce que tu désires tant que tu ne sais pas ce que tu désires !!!

Allons ne pleures pas ce n'est pas si grave. Moi je t'aime ma vipère bleue. Oh Tom, mon Tom qui s'enlise après avoir lu ces mots d'amours, ces maux d'amour que je déguise, dis-moi Tom. Suis-je encore celui que tu veux que ton coeur élise ? Je n'agirai plus à ta guise. Mais il faut que tu me le dises.

Bill

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 09:45

Modifié le jeudi 06 mars 2008 07:18

Doll Parts Chapitre 19 : Je t'Aime Idiot,quadruple idiot t'as rien compris

Doll Parts Chapitre 19 : Je t'Aime Idiot,quadruple idiot t'as rien compris
If you live thru this with me I swear that I would die for you
Si tu survis à cela avec moi, je jure que je mourrais pour toi
Courtney Love- Asking for It


Bill
Tom
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Il a bien lu ma lettre
Je l'ai su aux pincements au coeur que j'ai ressenti durant toute la nuit hier.
Ca a été une des nuits les plus dures de ma vie: sa peine et la mienne.
Le lendemain matin au petit déjeuner, je tentais un vague sourire auquel il ne répondit pas.
Se contentant de me fixer d'un regard assassin.
Les 2G et David étaient conscients du malaise entre nous mais par pudeur ne disaient rien.
Après tout nous restions professionnels.

Et la vie a continué: concerts, interviews, voyages le tout sur un rythme harassant.
Je maigrissais à vue d'oeil, pâle et fatigué.
Mes journées étaient un calvaire , mes nuits un enfer.
Je ne parvenais pas à fermer l'oeil la nuit, ni à les garder ouverts le jour
Je me sentais faiblir mais je me cachais.
Ne rien montrer.
Ne rien laisser paraitre ni même transparaitre.
Un soir ou j'allais plus mal que d'habitude, je l'appelais dans sa chambre d'hotel.Car il avait réservé une chambre dans un hôtel différent du notre.
Il paru agacé de m'entendre.
Je lui demandais si je pouvais lui parler d'un problème que j'avais.
Il me répondit qu'il n'avait que peu de temps à me consacrer- à perdre- il s'était réconcilié avec sa conquête et se disait heureux.
- Bien sur répondis-je lentement- Excuse-moi soufflais-je d'une voix faible en raccrochant.
Il rappela aussitôt., entendit le son de ma voix lointaine et trainante.. Il parla
Je l'entendis hurler. Du moins le son d'un cri rauque me parvient aux oreilles à travers les brumes qui englobaient mon cerveau.
Du reste, je ne me souviens plus.

A mon réveil, murs blancs, odeur d'ether. il était là.
Il me déclara que je l'emmerdais, qu'il regrettait de m'avoir sauvé la vie, que depuis deux jours il attendait mon éveil du coma, serrant ma main, remontant mes couvertures, me parlant pour me supplier de remonter la pente, ne dormant pas, ne mangeant pas et qu'il se retrouvait célibataire. Quelle idée de faire de telles baisses de tension et d'être à complètement frappé du cerveau, moitié anorexique sur les bords ! Comment Dieu pouvait l'avoir affublé d'un tel extra-terrestre comme frère ?! Il disait cela en me caressant la main.

- Tu peux partir si tu veux
- Je ne désire pas partir. Je te désire TOI.

A ces mots un feu d'artifice explosa dans mon coeur, remonta jusqu'à mes lèvres et je lui tendis les bras. Il s'y blottit, m'embrassant.
-Tu as l'air si fragile parfois Macky. Je prendrai soin de toi

Je l'aimais à la folie. Trop! Comme un idiot. Avec l'élan passionné de mes 18 ans.
Nous vécumes ensemble.
Nos disputes étaient fréquentes, excitantes, nous vidant de toute énergie.
Je criais, je cassais vases et assiettes, il me secouait comme un prunier, je pleurais, il tentait de me consoler.
- Bil, je t'en prie, Bil, Bill aide-moi, murmurait-il. Aide-moi
Mais je ne savais pas comment.
Ni à propos de quoi
Le savait-il lui même ?

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VOILA la suite dans 20 coms.
J'espère que ma fic vous plait toujours autant
Lachez vos coms
Pour ceux et celle que ça intéresse : ma NEW FIC
ICI

http://tori-th.skyrock.com

ps: Pour celles qui posent la question
Ma fic n'est PAS encore finie..
Quant à Tom il souffre d'un syndrôme que l'on appelle la " phobie de l'engagement"
D'ou son comportement

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 20:02

Modifié le vendredi 08 août 2008 08:22

Doll Parts Chapitre 20 : Going Under

De la musique en attendant la suite de ma fic..
Articles écrits mais pas édités.
J'attends d'avoir vos avis.

Merci à ceux qui lisent ma fic

Ma seconde est à X

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Bill

I'm Going Under
Je coule

Le temps passa calme, violent et pesant.
Je me réveillais enfin un matin , j'avais 25 ans.
Tokio Hotel n'était plus.
Nous étions restés liés malgré les différences de chemin empruntés.
Du temps de Tokio Hotel j'avais commencé à diversifié mes activités sachant pertinement que mon temps de chanteur était compté dès le début.
Aussi je suis devenu mannequin, styliste et le monde du cinéma me réclamait.
Quant à Tom et moi et bien ...
Tom & moi vivotions essayant de trouver un semblant d'équilibre, de nous faire le moins de mal possible.
Il était toujours en proie aux mêmes démons.
Il avait peur.
Il fantasmait
Me fantasmait
Je devais me protéger des idées fausses qu'il nourissait à mon égard.
J'avais tellement mal à cet homme qui avait peur de moi

La mort d'un de ses amis qui de tous temps avait été un alcoolique notoire et un ermite acariâtre le peina.
Mais celle de Kim à 24 ans sa soi-disant soeur spirituelle le remplit de terreur.
Avant de mourir, savoir ce qu'était AIMER.
Sa quêt tourna à l'obsession. Vaine poursuite. Quête effrénée
A la recherche du Temps perdu à l'ombre des jeunes filles en fleurs
Il se désinteressa peu à peu de tout! Même de son travail.
Le téléphone de la maison sonna de moins en moins souvent.
Je puis compter sur les doigts de la main les rares fois ou il me faisait l'amour - ou plutôt celles ou il y parvenait.
Le regard dans le vague, agité d'une sorte de fièvre, il vivait dans un état quasi permanent d'hébétude.
Impuissants.

Nous étions deux coeurs trop plein d'amour que nous n'avons pu déverser.
Qu'il n'avait jamais accepté.
Aussi je restais seul la plupart du temps.
Incroyablement, irrémédiablement seul.
Ce soir encore dans ce grand lit aux draps froissés je vomis ma solitude.
Manque de sommeil, manque de tout.


# Posté le mardi 16 octobre 2007 05:36

Modifié le lundi 11 août 2008 03:46

Doll Parts: Chapitre 21 : Pour une valse avec un homme d'amour

Bill

[align=right]
Oh comme je l'aime mon Homme
Il ne pourra jamais savoir
Ma vie est vide
Mais cela ne fais rien
Quand il me prend dans ses bras le monde est radieux
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5 heures du matin.
Tu rentres Tom, t'approche de moi, caresse mes cheveux.
Non je t'en prie aies au moins la décence de ne pas m'embrasser que je ne sente pas son parfum de chatte repue sur ta bouche, ton menton.

Depuis toutes ces années, nous avons réussi une sorte de trêve précaire pour éviter de nous faire trop souffrir.
Incapables.. autant l'un que l'autre de tout arrêter.
Manque de courage ou force des habitudes?
Peut-être suis-je ton rocher?
On s'habitue à tout même à ce qui n'ets pas acceptable.
Non ne dis rien, je ne veux rien savoir. Garde tes rêves et laisse moi avec mes illusions brisées. Qu'importe pourvu que tu me reviennes.
Il se couche et je sens son souffle régulier contre mon dos.


Le petit jour se lève lentement dessinant des ombres sur les murs de la chambre.
Tu dors et durant quelques instants je savoure ces moments ou je peux t'observer.
Je regarde ton visage endormi et serein, je me penche sur toi et je dois résister à la tentation de passer ma main dans tes cheveux, de les ébourrifer.
Mais tu bouges, tu t'agites comme mu par le pressentiment de la sonnerie imminente du réveil.
Je ferme les yeux tentant de retenir le temps encore un peu, de figer cet instant.
Parce que dans un instant tu vas ouvrir les yeux, te réveiller, t'étirer en baillant.

Puis tu vas t'asseoir dans le lit et je verrai ton dos mince et familier.
Et d'un instant à l'autre tu vas te lever,te pencher; ramasser ton pantalon. Et tandis que tu te dirigeras vers la salle de bains, j'entendrai le cliquetis de ta ceinture. Ce petit bruit léger et douloureux.
Un signal de départ, bref et mécanique comme celui d'un train quittant une gare.

Je reste allongé. Le dos engourdi. Il ne faut pas que je te regarde maintenant. Avant le faire l'amour ton visage est ouvert, brillant , plein d'exaltation, comme si auucn obstacle n'existait. Ensuite, même ta nuque révèle que tu n'es déjà plus avec moi mais ailleurs. Je me sens vidée, à plat. Tu me pompes l'air et cet air tu vas l'emporter avec toi

Effectivement tu te lèves, regardes l'heure et tu t'habilles pendant que je contemple ton dos.
Je pense au mot " amant" et je respire mieux. Tu redeviens un être exotique, un chat mâle à demi sauvae qui va et vient , un animal domestique. Ceui d'une autre. De tant d'autres....
A peine un être humain. La blessure s'allège, semble moins profonde. Et pourtant.
Pourtant cela fait toujours aussi mal de savoir que tu es l'Homme de mes rêves mais que tu refuses d'être l'Homme de ma vie.
J'ai mal.
Mon coeur va exploser.
J'attrape le stylo et le bloc note qui trônent sur ma table de nuit et j'écris

"Pour une valse
avec un homme d'Amour,
pour qu'il m'enlace
Jusqu'à la fin du jour
Je donnerai ma vie
Je donnerai mon coeur
Je me donnerai et puis et puis
Il y aurait de la douceur
Je me suis donné
Et puis depuis
C'est pour ça que je pleure
C'est pour cela que je pleure"

# Posté le mardi 16 octobre 2007 15:59

Modifié le lundi 11 août 2008 03:48